Si tu hésites à lui souhaiter bonne année, lis ceci avant

C’est fou comment un simple message peut devenir lourd quand il s’adresse à la mauvaise personne. Ou à la bonne, mais au mauvais moment. Ou à quelqu’un qui a compté, qui compte encore un peu trop, et qui fait résonner des choses en toi que tu pensais avoir rangées. Le message de “bonne année”, ça a l’air banal pour tout le monde… sauf pour toi, sauf quand c’est à lui que tu penses l’envoyer. C’est comme si ton cœur hésitait entre “je m’en fous” et “j’espère qu’il y pense aussi”. Et cette hésitation-là dit déjà beaucoup plus que tu crois.

La vérité, c’est que quand tu hésites à écrire à quelqu’un, ce n’est jamais juste un message. C’est un rappel. Un retour en arrière émotionnel. Un petit espoir silencieux qui essaie de se frayer un chemin dans un coin de ton cœur. Un mélange étrange de nostalgie, de questions non réglées, de “je me demande si…”. Tu ne regardes pas ton téléphone pour envoyer un texto. Tu le regardes pour savoir si quelque chose existe encore entre vous, même un fil minuscule, même une lumière presque éteinte. C’est ça que tu veux vérifier. Pas sa réaction. Pas sa réponse. Mais l’espace que tu occupes encore dans sa vie.

Le problème, c’est que ce genre de message n’est jamais neutre. Jamais. Si tu étais vraiment détachée, tu ne serais pas ici, en train de te demander si tu devrais écrire “bonne année”. Tu l’enverrais sans y penser, comme tu le fais pour tout le monde. Ou tu ne l’enverrais pas, sans y penser non plus. Mais quand tu hésites… c’est que quelque chose en toi espère une forme de validation. Peut-être même une forme de reconnaissance. Ou juste un signe que tu n’as pas été oubliée aussi vite que tu le penses. On ne veut pas toujours l’admettre, mais c’est vrai : parfois “bonne année” veut dire “est-ce que je compte encore un peu pour toi ?”.

Et c’est là que tu dois être honnête avec toi-même. Parce que ce message, tu ne l’envoies pas pour lui. Tu ne le fais pas pour être gentille, polie ou mature émotionnellement. Tu le fais pour répondre à un vide, une nostalgie ou une blessure en toi qui cherche un apaisement rapide. Et ça, ce n’est pas forcément mauvais, mais ce n’est pas forcément sain non plus. Parce qu’au fond, tu espères une certaine forme de réciprocité, même minuscule, même un “toi aussi” qui ne veut rien dire mais qui te ferait croire que quelque chose existe encore. On se nourrit parfois de si peu quand on a été trop longtemps attachée à quelqu’un qui ne nous donnait pas assez.

Tu dois te poser la vraie question : qu’est-ce que tu veux obtenir en lui écrivant ? Est-ce que tu veux vraiment lui souhaiter une belle année… ou est-ce que tu veux ouvrir une porte que tu avais essayé de fermer ? Est-ce que tu veux sincèrement être en paix, ou est-ce que tu cherches une réaction qui validerait ton importance ? Parce que la différence, elle change tout. Souhaiter bonne année à quelqu’un que tu as aimé peut être doux, mature, tendre même. Mais le faire dans l’espoir qu’il se retourne, qu’il te reparle, qu’il ressente quelque chose… c’est te faire mal à nouveau avec des illusions emballées dans un faux geste de politesse.

Et tu le sais, même si tu le caches derrière un “c’est juste un texto”. Rien n’est “juste un texto” quand c’est chargé d’émotions refoulées. Rien n’est “juste un texto” quand tu y penses trois fois, que tu écris, que tu effaces, que tu recommences. Rien n’est “juste un texto” quand ton cœur bat un peu trop vite en imaginant sa réponse. Alors arrête deux secondes. Respire. Et demande-toi : est-ce que j’essaie de créer un moment… ou de me libérer d’un manque ? Les deux conduisent à des chemins complètement différents.

Parfois, tu n’as plus besoin de lui écrire. Pas par fierté. Pas par froideur. Mais parce que tu mérites de t’offrir une nouvelle année où tu n’attends plus que quelqu’un te choisisse. Tu mérites une année où tu te choisis toi, pour vrai, sans demi-mesure, sans messages envoyés dans le vide, sans espoir suspendu à un téléphone. Peut-être que la meilleure façon de commencer une nouvelle année… c’est justement de ne pas chercher à ramener un passé qui t’a blessée, qui t’a oubliée, qui ne te méritait pas assez. L’année ne changera rien si toi tu continues de te retenir à ce qu’il reste de lui.

Et si tu sens que tu as encore du mal à te détacher émotionnellement, à te choisir pour vrai, à ne pas répondre à ce besoin de tendre la main à quelqu’un qui n’a plus sa place dans ton présent, il existe des pratiques douces qui peuvent t’aider à revenir à toi. Ce sont de petits exercices créés par Francis Machabée, dont l’approche en psychologie positive m’a souvent ramené les idées à la bonne place. C’est un parcours simple, mais étonnamment profond, pour réapprendre à t’écouter et à ne plus laisser ton cœur courir derrière ceux qui ne savent pas le tenir. Si tu sens que ça pourrait t’aider, tu peux regarder ça ici et prendre ce qui te fait du bien.

La vérité, c’est que la nouvelle année ne commence pas quand l’horloge frappe minuit. Elle commence quand tu arrêtes de t’accrocher à ce qui ne veut plus de toi. Quand tu te choisis. Quand tu fermes une porte sans attendre qu’on la rouvre. Peut-être que cette fois-ci, le message que tu n’enverras pas aura beaucoup plus de valeur pour toi que celui que tu aurais voulu recevoir.

À lire : Pourquoi on reste attaché à la personne qui nous a blessé ?

Par Gabriel Tellier

Gabriel Tellier bouscule les certitudes et pousse à l’action. Avec un regard lucide et des conseils concrets, il aide à mieux comprendre ses blocages, à se remettre en question et à avancer vers une vie plus épanouissante.